C’est l’été, les vacances. Pourtant, on vient me rappeler qu’il y a certaine personne que nous ne devons pas oublier lors de cet période de chassé-croisé...

Nos cavistes !

Et oui, il faut en finir avec ces scènes insoutenables de cavistes attachés à leur comptoir vous regardant les oreilles pendantes et la truffe se desséchant par le manque d’attention de notre part. Fini ces abandons continuels de ces découvreurs de vin sur le bord des autoroutes tel la belle-mère  dont on ferait bien aussi abstraction. Non, cette année, grâce à Iris et Patrick, un élan de solidarité s’est créé (alors que j’écris ça, je ne sais toujours pas si je serais pas le seul con à faire partie du mouvement) pour apporter notre soutien à ces bourreaux de travail (excepté Will du Fruit Défendu qui se fait des ponts de 5 jours et prend aussi 8 jours de vacances).

Pour ma part, comment oublier mon caviste (celui cité plus au-dessus) ? Celui qui chaque jour me pousse à me surpasser dans des dégustations à l’aveugle, celui qui me fait découvrir l’univers du vin (moi je dis plutôt celui qui profite des potes pour en faire moins mais c’est mon point de vue), celui qui m’oblige à lui ramener des bouteilles de mes vacances pour lui faire découvrir de nouveaux vignerons ou de nouvelles cuvées (Ps : Voir si je peux pas faire déduire les bouteilles avec une facture pro à son nom) avec cette peur au ventre de me planter et de voir que son travail de 5 années n’a toujours rien donné sur moi et de le voir plonger dans une profonde tristesse, ingurgitant un verre de Bordeaux, signe de dépression (Bruno doit vachement déprimer).

Mais comme ce sont mes vacances, je vais quand même le mettre dans un coin et profiter du soleil, de la piscine et on verra s’il reste du vin à remonter parce que ce n’est pas tout ça, mais il fait soif. ET comme je profite de cette période pour aller voir tout ces gentils vignerons qui livrent mon caviste pour en apprendre un peu plus sur leur vin, je sais que je ne suis pas trop loin de lui. Alors je laisse ceux qui ne sont pas encore partis, s’occuper de remonter le moral de ces fourmis alcoolisées.

Une dernière pensée pour un caviste Breton qui se reconnaitra : je viens te voir dès que le réchauffement climatique se fera un peu plus sentir car je ne vais pas passer mon été en Pull et bonnet !

Stéphane Couturier